TEN KORTENAAR

Maria TEN KORTENAAR a tout d’abord reçu un diplôme de créateur de bijoux. Cette expérience n’est pas neutre dans la mise au point progressive de la technique particulièrement originale qu’elle a développée avec la porcelaine.

Ses créations sont formées de petites pièces de porcelaine cernées d’un filet bleu, qu’elle teinte elle-même dans la masse et qu’elle assemble comme une mosaïque. Rang après rang, comme un travail de maçon, les parois des cylindres s’élèvent avec une épaisseur de moins d’un millimètre et s’achèvent en créneaux irréguliers. Les facteurs d’humidité, de vitesse de réalisation, de cohérence du séchage doivent être soigneusement maîtrisés pour éviter un taux de déchet trop dramatique à la sortie du four.

Sous une lumière forte, les oeuvres apparaissent translucides. Exposées normalement elles soulignent les lignes et les formes colorées que l’artiste semble avoir dessinées pour traduire l’émotion d’un paysage, d’une carte, d’un vitrail ou de fleurs. « Pour moi, la porcelaine est un medium qui me permet d’exprimer ma perception de la vie quotidienne. Je peux traduire au travers de la porcelaine les impressions qui me frappent, bonheurs, couchers de soleil ou jours de pluie. »

Maria TEN KORTENAAR travaille la terre depuis 1995. Mais en une douzaine d’années consacrées exclusivement à la porcelaine, elle a accumulé des distinctions internationales prestigieuses : festival International de Céramique de Mino au Japon en 2014, Biennale Mondiale de Céramique de Corée du Sud en 2009, Biennale de Céramique de Taiwan en 2008. Ses oeuvres font partie des collections de musées en Chine, en Corée, au Japon et aux Pays-Bas. Elles ont été présentées à Sèvres, à Vallauris, en Allemagne, en Belgique, aux Etats Unis, en Roumanie et sont exposées en 2017 par la Fondation Bernardaud.

La céramiste est née en 1955. Elle habite dans une vieille maison d’Amsterdam, où elle a établi son atelier.