SCHMIDT

François SCHMIDT « Je dessine lentement, avec délice. Je dessine avec un désir de précision presque maniaque. Je trace les choses qu’il y a derrière les choses. Je m’use les yeux à additionner les détails. Le fouillis c’est la vie. (…) Mon trait est celui d’un graveur refoulé qui, par paresse, a choisi le papier plutôt que la feuille de métal. Pas ou peu de dessin préalable : je construis mon image de bas en haut et de gauche à droite, trait après trait. En vérité, c’est le dessin qui se construit sous ma main. Il s’impose, prend sa place peu à peu. »

François SCHMIDT est né en 1957. Adolescence traversée par le théâtre et la musique, puis Beaux-arts de Reims dans un atelier de gravure. Quelques dessins, quelques éditions et la première « vraie » exposition en 1989. S’enchaînent affiches, livres illustrés, dessins d’humeur et d’actualité pour la télévision, et deux à trois exposition annuelles en France et à l’étranger.

L’Opéra de Reims a exposé fin 2016 des dessins à l’encre de François SCHMIDT consacrés à l’art lyrique. Les oeuvres présentées par la Galerie Maznel prolongent ce duo.

  • Billy Bud (BRITTEN 1951) : jeune matelot de valeur embarqué de force sur un navire de guerre, Billy Bud, sujet au bégaiement, ne parvient pas à se défendre d’accusations fausses de mutinerie,
  • Falstaff (VERDI 1893) : trois femmes déjouent les pièges d’un coureur de jupons, et l’entraînent dans une mascarade, affublé de cornes de cerf,
  • La Flûte Enchantée (MOZART 1791) : le prince avec sa flûte enchantée, et l’oiseleur Papageno avec son carillon magique finiront par délivrer la fille de la Reine de la Nuit,
  • La Somnambule (BELLINI 1831) : un fiancé se croit trahi par sa belle jusqu’au moment où il l’aperçoit marchant en état de somnambulisme sur la corniche du toit de la maison,
  • Nabucco (VERDI 1842) : la prophétie du roi des rois proclamée dans les jardins suspendus de Babylone,
  • Pierrot Lunaire (SCHÖNBERG 1912) : fantasmes, cauchemars et nostalgie de Pierrot, enivré par la lune.
    Le vin que l’on boit par les yeux
    A flots verts de la Lune coule,
    Et submerge comme une houle
    Les horizons silencieux.