MASSIP

Baroques, surréalistes, innovantes, les oeuvres de Charlotte MASSIP ont pris une place originale dans la gravure contemporaine.
L’artiste poursuit depuis plusieurs années un travail sur le corps et l’anatomie, notamment féminine. Elle s’y autorise d’étranges transgressions des lois biologiques pour déplacer les organes, changer leur rôle et leur faire subir des greffes imprévues. Le squelette y vit une mutation débridée, abandonnant son aspect naturaliste pour entrer dans un monde onirique. Transformation radicale qui lui confère des pointes de légèreté, de volupté et d’humour, pour mieux camoufler les états d’âme dont l’auteur l’a habillé.
Le souci du détail est extrême : sur ces planches quasi-anatomiques qu’il faut lire longuement, une imagination sans préjugés ni pudeur bouillonne et sème notes de musiques, sexes, angelots, atlantes et cariatides antiques.

Aveyronnaise, Charlotte MASSIP est née en 1971 et habite à Bordeaux. Elle a été amenée au dessin et à la gravure par sa fascination pour le détail. Formation gravure à Paris à l’école Estienne, d’où sont issus les graveurs des timbres français. Puis formation dessin à Strasbourg aux Arts Déco. Et influences multiples revendiquées : Hans BELLMER, Fred DEUX, Domenico GNOLI, Jose HERNANDEZ, Roland TOPOR, Georges BATAILLE, Georges BRAQUE, Max ERNST, Giorgio DE CHIRICO.

A ses débuts elle produisait des eaux-fortes de petits formats. Ceux-ci deviennent de plus en plus importants, s’adoucissent d’aquarelle, font appel à la photogravure et s’enrichissent d’incrustations d’empreinte de tissu ou de plume par la technique du vernis mou.

Nombreuses expositions en France, mais aussi en Angleterre, Belgique, Bulgarie, Espagne, Liban et Turquie.

Distinguée en 2012 comme résidente de la Casa Velázquez à Madrid, où elle réalise une série de Saintes Martyres en grand format.
Sélectionnée pour le prix Grav’X 2013, pour le prix de la gravure de La Louvière 2015, pour l’exposition Pointe et Burin de la Fondation Taylor 2016.
Prix jeune gravure du Salon d’automne de Paris 2016.

La phrase fétiche de Charlotte MASSIP : « Il faut porter du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse. » Nietzsche (Ainsi Parlait Zarathoustra).