STEIN

Eve STEIN a depuis l’enfance une passion pour la musique, la danse et le dessin.
A vingt ans, elle échoue au concours des Arts Déco. Elle doit alors s’orienter vers la profession de styliste et son dessin évolue, devient plus lisible, épuré et incisif. Elle l’exerce durant quinze ans, notamment dans la haute couture, sans jamais cesser de peindre à l’huile et à l’aquarelle.
C’est en 1993 qu’elle commence l’apprentissage de la technique de la gravure, à laquelle elle se consacre depuis à temps complet.
Elle habite et travaille à Paris.

La technique utilisée est celle de la gravure au sucre et de l’aquatinte.
Le dessin est fait au pinceau avec un mélange de sucre et de gouache. Puis la plaque est vernie et passée sous l’eau bouillante : le sucre fait sauter le vernis là où il est posé.
La plaque est ensuite saupoudrée de colophane et chauffée avant de la passer à l’eau-forte. L’opération permettra d’obtenir une surface composée de traits au lieu de points, et de mettre en jeu plusieurs tonalités de couleurs
Le fond est enfin réalisé au rouleau au moyen d’encres préparées avec des dosages d’huile différents ; l’encrage est entièrement recommencé pour chaque tirage, ce qui le rend unique.

Les créations d’Eve STEIN ont été présentées en galeries et dans de nombreux salons depuis 1999, en Ile de France, à Reims, à Luxembourg et en Chine. Certaines de ses oeuvres ont fait l’objet d’achat pour des collections publiques.
Plusieurs prix ont couronné ses travaux : prix Formes et Couleurs à Velizy en 2013, prix Bracquemond de la Société Nationale des Beaux-Arts et prix Albrecht Dürer à Vauréal en 2011, prix Boesner à Garches en 2007.

Son style confère un éclat très original à la gravure abstraite.
L’artiste donne l’impression de penser en volume. En superposant les plaques elle distingue les motifs, donnant ainsi une perception de relief.
Ses fonds, notamment son ton rouge incandescent, illuminent un dessin souple et aérien, qui s’inscrit dans l’univers de la musique auquel ses titres donnent l’écho : Arioso, Perdendo, Sarabande ou autre Quatuor à vent.
Elle module les dégradés afin d’obtenir un équilibre au sein de chaque gravure. Il en résulte une harmonie entre la douceur de ses fonds et la force de ses traits. La rigueur s’allie à la sensibilité : « Je laisse venir le hasard car il est toujours mon ami. »