ROMAN

Gilles ROMAN est né à Marseille en 1952. Il vit et peint à Bruxelles.

L’artiste peint depuis son plus jeune âge. Il a toujours assuré sa formation artistique en parallèle avec ses études, même lorsque son cursus en école d’ingénieur aurait pu l’en éloigner. Et il s’était promis de se consacrer pleinement à la peinture une fois bien assise la carrière d’entreprise à laquelle ses brillantes études le conduisaient, carrière menée sans jamais cesser de peindre. Ce qu’il fit dès 2001 : il a réalisé depuis plusieurs expositions personnelles et participé très régulièrement aux grands salons nationaux parisiens.

Gilles ROMAN interprète sa démarche de peintre de façon très simple. En dehors de tout courant, il peint de façon assez instinctive, parce que cela lui procure du plaisir et que cela participe vraisemblablement à son équilibre. Si le plaisir est là, il estime pour autant que peindre ne lui est pas quelque chose de facile. Il est rarement satisfait de ce qu’il fait, il détruit énormément de tableaux qui ne lui conviennent pas.

Avec la même modestie, il n’assigne pas de message à ses oeuvres. Pour lui, l’objet premier de la peinture est avant tout décoratif et il cherche essentiellement à faire, d’une manière assez artisanale, des images agréables à regarder.

Pour Gilles ROMAN tout tableau, même très figuratif, est avant tout une abstraction. « Un tableau me parle, non par ce qu’il représente, mais par ses couleurs, son dessin, sa composition. Tout cela forme un message intraduisible en mots, qui touche le mental à travers une sensation purement physique.

Ce qui déclenche chez moi l’idée d’un tableau, c’est généralement la perception, dans la réalité que j’ai sous les yeux à un moment donné, d’une image abstraite sous-jacente qui me paraît frappante, voire émouvante. C’est cette abstraction « cachée » que je cherche à retranscrire dans mes tableaux. De ce fait, je n’attache pas beaucoup d’importance à l’exactitude de la représentation. Le sujet lui-même n’a pas non plus grande importance : plus il sera banal, neutre, moins il perturbera le message abstrait du tableau ».