SIDOROWICZ

Hanna SIDOROWICZ est née en Pologne en 1960. Sa passion pour le dessin et la peinture remonte à son enfance : « Dans la bibliothèque de mes parents, j’avais déniché un manuel russe de dessin, j’y ai découvert les dessins de Léonard de Vinci et rêvais de dessiner comme lui ! J’aimais aussi Rembrandt et tous ces peintres dont je copiais les tableaux en désirant faire partie de leur univers ».

Elle suit les Beaux Arts de Gdansk avant de rejoindre Paris en 1985 où elle termine sa formation artistique aux Arts Décoratifs. Sa peinture est vite remarquée par des critiques et des spécialistes renommés. Les expositions se succèdent dans les manifestations artistiques (dont la FIAC en 1990, la Fondation Taylor en 2009) et les galeries l’accueillent en France, aux Etats Unis, en Angleterre, en Belgique, au Danemark, au Luxembourg. Prix du public Mac Paris 2002, prix de la presse au Salon de Garches 2004, prix du mécénat Entreprise et Business Decision 2006. Plusieurs livres et catalogues lui ont été consacrés, dont un ouvrage sur la peinture en palimpseste, c’est-à-dire réalisée sur un parchemin préalablement utilisé et effacé, technique à laquelle elle a eu souvent recours.

Le travail de l’artiste prend des références assez claires chez les maîtres anciens, Vinci, Michel Ange, Rembrandt, mais s’inspire aussi des méthodes et de la spontanéité des grands peintres de l’abstraction américaine comme Pollock et Cy Twombly. Dans des décors d’une antiquité plus ou moins traditionnelle, elle met en scène des silhouettes d’anges, des groupes immobiles autour d’une table, des ménines. Sa palette est parcimonieuse : fauve, rouge brique ou lie de vin, bruns, ocres, sepia.

Techniques mixtes, tempera, crayon, encre, sanguine, toiles ou papiers marouflés savamment préparés, couleurs quelquefois superposées jusqu’à 5 couches. Ces créations raffinées nous confient leur mystère pour les interpréter : Hanna SIDOROWICZ s’abstient systématiquement de donner un titre à ses tableaux, et se refuse à toute analyse.