VEILHAN

Bien sûr les toiles de Cécile VEILHAN nous parlent immédiatement. Pour leur inspiration puisée systématiquement dans la vie quotidienne, qui est le monde de chacun d’entre nous. Pour leur saveur de l’enfance dans laquelle nous nous replongeons avec émotion. Pour la tendresse de l’univers féminin, la candeur des fillettes, la douceur des maternités, la grâce des étoffes, le refuge des sourires et des rêves. Pour un bonheur familial idéalisé dont nous portons l’attachement.

Mais cette sensibilité si proche de la nôtre se double de références culturelles que nous y lisons, plus ou moins consciemment, et qui emportent l’adhésion. « J’ai été profondément touché par vos toiles. J’ai retrouvé la rondeur d’un BOTERO, la lumière d’un MODIGLIANI et la délicate féminité d’un TAKANO. »

Cécile VEIHAN est née en 1965 à Nantes, où elle vit toujours. Dès son plus jeune âge elle est passionnée par le dessin et la peinture. S’enchaînent une année de stage techniquement très fructueuse à l’atelier nantais du Marais, et un essai aux Beaux-Arts de Bordeaux. Puis elle part à Paris se frotter à l’illustration, dont l’influence se reconnaît toujours dans son expression artistique. Forte de cette formation, elle entreprend un long voyage en Inde. Elle en rapportera un rapport affectif à la couleur : les nuances subtiles ou éclatantes sont aujourd’hui l’une des caractéristiques de son art.

C’est à son retour qu’elle se met à peindre assidûment, sans pour autant montrer encore son travail. Enfin en 1994, à 29 ans, elle expose pour la première fois à Nantes. Et sa peinture raffinée rencontre le succès. L’artiste expose actuellement en galerie en France, notamment en Bretagne et à Paris, ainsi qu’à l’étranger.

Adepte de la technique mixte, elle aime marier l’acrylique, le pastel et l’huile, tout au long d’un travail particulièrement fécond et cohérent. Sélectionnées sur la production de 2 années seulement, les 130 illustrations du livre « Cécile Veilhan, la tête ailleurs » se répondent en effet. « Peindre mes personnages me met en gaieté » : on se rend vite complice de cette joie créatrice, qui se reflète dans une peinture rassérénante.