JURGA

Les sculptures de JURGA sont présentées par la Galerie MAZNEL en permanence depuis 8 ans. Avec l’œuvre commandée pour l’Entrepôt des sels, on peut dire que l’artiste est devenue une figure de Saint-Valery-sur-Somme.

Pourtant JURGA est née loin d’ici, en Lituanie, en 1977. Elle y baigne dans l’atmosphère artistique de sa famille et de son pays. Mais la situation politique et économique ne lui permet pas de s’orienter vers les Beaux-Arts. Après des études d’anglais, elle arrive en France en 2001. Sa maîtrise de langues n’y est pas reconnue : elle change de cap, poursuit son apprentissage du modelage de la terre et obtient bientôt ses premiers prix.

Si elle est encore une artiste jeune, ses œuvres connaissent un succès croissant, en France, en Italie, en Belgique, à Taïwan et en Chine, et bien au-delà comme en témoignent les réseaux sociaux. Seuls des bronzes sont maintenant disponibles mais, sous leur patine polychrome ou bleutée, leur surface rugueuse conserve toute l’apparence de la terre. Et ses sculptures deviennent rares au regard de la mobilisation des collectionneurs internationaux et des commandes institutionnelles (Criel, Uzerche, Marseille, Rouen Maromme, et bientôt Le Havre).

L’artiste vit et crée en Bourgogne où, notoriété oblige, son atelier n’est pas accessible au public. Elle consacre près de la moitié de son temps au travail à la fonderie BARTHELEMY ART dans la Drôme ; son implication personnelle au niveau de la cire perdue, du ciselage et du patinage, explique la qualité technique des œuvres et l’émotion qui en émane.

Parmi ses grandes références, JURGA cite SOUTINE, CARPEAUX, MICHEL-ANGE et RODIN. Et ses contemporains Fabienne VERDIER, Jurgen LINGL REBETEZ, Nichola THEAKSTON, Anne Valérie DUPOND, Paul DAY, Andy ANDERSON, CODERCH et MALAVIA, Yoshie KURODA, Mitsy GROENENDIJK ou Sophie FAVRE.

Pour elle une œuvre d’art ajoute au talent technique une part de magie capable de lui transférer la personnalité de son auteur. L’artiste doit devenir ce qu’il sculpte. S’efforcer avec obsession de rapprocher constamment sa tête, son cœur et ses mains. Pour finalement se laisser guider humblement dans son acte créateur par cette force intérieure.