BARBERO

Maria BARBERO est née à Madrid en 1958 et commence à peindre à l’huile à l’âge de 12 ans.

Après ses études d’histoire et archéologie à l’Universidad Complutense de Madrid, elle arrive à Paris où elle réside depuis 1984 et où elle suit la formation de l’Ecole Supérieure d’Art Graphique. Au début des années 90, elle fréquente l’atelier Hermle- Walker.

Ses premières réalisations artistiques illustrent des albums pour enfants. En 2002, en tant qu’auteur et illustrateur, elle publie aux éditions Nord-Sud l’ouvrage pour enfants « Stanislas et le grelot », traduit en cinq langues. Puis elle s’intéresse au travail de la laine feutrée, développant en autodidacte sa propre technique pour créer des pièces uniques animalières.

Elle prolonge finalement ce travail sur les volumes en utilisant comme médium la pâte à papier. Le travail de ce type de pâte s’apparente au modelage de l’argile, tout en permettant une finition beaucoup plus proche de celle de la peinture ; l’artiste y trouve des possibilités de texture et des rendus insoupçonnés. L’élaboration des sculptures est toutefois une oeuvre de très longue haleine, le volume se créant couche après couche, une fois respecté le temps de séchage.

Maria BARBERO expose en galerie depuis 2013. Elle a rencontré un succès immédiat. Ses premières sculptures inspirées de la figure de la « Mater Dolorosa », si présente dans la culture espagnole, ont ouvert le chemin d’une figuration irrévérencieuse. On peut également rappeler la force de la série des 7 péchés capitaux, dévoilée en 2016 pour le public de la Galerie Maznel.

La beauté étrange de ces sculptures d’enfants et de jeunes femmes illustre une vision rebelle de la société. D’inspirations multiples pouvant aller des primitifs flamands à Francis BACON, et au-delà d’une première lecture qui se limiterait à la perfection technique ou à l’espièglerie des contes d’enfants, l’expression est nettement subversive.

Les papillons noirs qui ponctuent nombre des créations de Maria BARBERO ne sont pas innocents. Ils alertent discrètement sur les révoltes que dénoncent ces oeuvres subtiles.