MOREL

La rencontre avec la terre et le travail du feu fut si violente que Philippe MOREL ne termina pas sa troisième année aux Beaux-Arts à Caen et s enferma de longues journées dans une cave humide, pour maitriser le travail du tour. Dès qu’il le put il acheta en 1971 une vieille ferme presque en ruine, introuvable, cachée au fin fond de la Normandie. C’est là qu’il vit toujours, ayant aménagé avec acharnement son atelier et sa maison, défriche le potager, construit un petit puis un grand four, s’être consacre une quinzaine d’années à la poterie avant de se tourner vers la sculpture.

La technique de la terre cuite craquelée que met en œuvre Philippe MOREL nous offre des sculptures belles et Émouvantes. Chacun peut y retrouver un cheminement personnel, privilégiant le voyage, l’antiquité, ou d’autres pistes plus secrètes.

Avant que ne ferme la carrière qui l’approvisionnait, l’artiste a pris soin de préserver il y a longtemps un imposant stock de cette terre rosée spéciale à laquelle on doit ces couleurs et des douceurs presque poudrées. Il utilise aussi la terre de Noron ; cette terre a grès non gélive permet de placer ses sculptures noires à l’extérieur.

Qu’elles soient petites ou quasi-monumentales, les œuvres de Philippe MOREL, exposées dans des galeries françaises et hollandaises, magnifient la beauté de la femme.