ANDRIEU

L’atelier de Nathalie ANDRIEU se cache au bout d’une toute petite route qui serpente entre prés et bois : c’est dans la vieille ferme de sa grand-mère, en haut d’un escalier approximatif, que toute une population burlesque, longiligne et froissée mène la sarabande une fois la nuit tombée sur la campagne aveyronnaise.

Les oeuvres de toutes tailles sont composées de fils de fer, de textiles et de papiers rigidifiés par une résine naturelle. Elles se dressent dans des postures bancales ou aériennes. Immobiles, silencieuses, mais cocasses ou attendrissantes, elles proposent à leur manière le début d’un conte dont la suite reste à imaginer.

Nathalie ANDRIEU est née en 1976. C’est le succès inattendu de ses sculptures sur un marché d’art de Rodez qui va décider de sa voie, sans pour autant l’éloigner totalement de l’architecture et de la psychologie qu’elle affectionne et dont on retrouve les repères indispensables dans ses créations. Parmi les influences qui ont bâti sa personnalité artistique, Nathalie cite les illustrateurs du 19ème siècle Mucha et Daumier, des dessinateurs historiques tel Rockwell ou contemporains comme Loisel, Chomet ou Tardi, ou les cinéastes Jacques Tati ou Tim Burton.

Après avoir fourni pendant 9 ans des pièces pour des troupes du Festival d’Avignon, elle a exposé dans de nombreux salons et participé à des appels à projets et concours tant en France qu’à l’étranger ; la palme d’or Artoulouse lui a été décernée en 2012. En prolongement de son art, elle se consacre actuellement à des animations culturelles en milieu rural. Tandis que ses oeuvres mènent leur propre vie, certaines fréquentant le célèbre restaurant de Michel BRAS à Laguiole, d’autres, monumentales, s’affichant dans les jardins du Palais Episcopal de Rodez.

« Pour Balzac, « la sculpture est comme l’art dramatique, à la fois le plus difficile et le plus facile de tous les arts. Copiez un modèle, et l’oeuvre est accomplie ; mais y imprimer une âme, faire un type en représentant un homme ou une femme, c’est le péché de Prométhée. » Depuis plus de 15 ans, je tente humblement de tendre vers cet adage à chaque réalisation, imprimer une âme dans chacune de mes sculptures. »