WEIREY

Sa maison de Seine et Marne, pleine de couleurs exubérantes, de musique et de chansons, reflète sa démarche artistique : Chantal WEIREY veut nous apporter un peu de gaité. Et, face aux questions qui tentent de l’entraîner sur le sens philosophique que porteraient ses créations, elle ne se départit pas d’une grande simplicité, et se protège derrière des arguments techniques.
Tout au plus concède-t-elle « un rapport étroit à l’enfance, et au monde naïf. Mais pas seulement naïf. Le monde un peu doux, aux formes un peu rondes, le monde maternel. »
« Je me sens toujours très proche des enfants. Peut-être que je suis encore, bien que mes enfants soient depuis longtemps des adultes, très proche de l’enfance ». Si quelques oeuvres s’apparentent manifestement au fantastique, la plupart de ses sculptures s’inscrivent en effet dans un monde très homogène, qu’elle qualifie de « cour de récréation ».

De nombreux croquis préalables, avec des dessins de face, précèdent la réalisation des sculptures en terre. Celles-ci font appel à des techniques variées, boule, colombin, plaque et estampage, souvent associées. Puis, après un temps de séchage très long et cuisson, les sculptures reçoivent émaux, engobes ou patines.
Tout au long de ce processus, le choix des formes et des couleurs privilégie l’humour et la simplicité. Naissent ainsi des personnages aux têtes rondes et plates, à michemin entre dessin en relief, silhouette de Keith HARING et emoticon de nos smartphones.

Chantal WEIREY est née en Algérie, où elle a passé son enfance. Sa passion pour le dessin la conduit à l’Académie Charpentier de Paris, où elle exécute de très nombreux fusains. Puis à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art, où elle se spécialise en céramique, avant de devenir la collaboratrice de Jacques BLIN. Elle crée enfin son propre atelier et se consacre parallèlement à l’enseignement du dessin.

L’artiste a participé au mouvement Figuration Critique, qui s’oppose aux diktats officiels favorisant un art conceptuel au mépris du figuratif. Elle est par ailleurs sociétaire du Salon d’Automne de Paris.