SALVADORI

Jean-Louis SALVADORI est né en 1958 à Ulm (Allemagne) d’un père corse et d’une mère allemande ; il a vécu en Allemagne jusqu’à l’âge de treize ans. Il vit et travaille à Toulon. Dès l’âge de 14 ans, il découpe des personnages dans du bois à l’aide d’une scie et les colorie. Dans les années 70 et pendant près de 20 ans, il va s’adonner à la photographie, avec une évolution qui le conduit presque vers l’abstraction. Mais il va finalement troquer son appareil photo pour le pinceau, et marier peintures, huiles, encres et collages de journaux.

« Jean-Louis SALVADORI recompose, peint, colle des petits êtres sur la toile, les organise en des scènes qui appartenaient naguère à l’imagerie populaire. Avec la simplicité des contours de ses personnages ou animaux, réduits à leurs lignes essentielles, qui le ramènent par leur semblant de maladresse mais leur véritable science du trait, par une façon bien à lui de styliser son monde, à des séquences pleines d’humour bon enfant. Avec les surprises que recèle chaque tableau, véritable pied de nez à la géométrie, qui empêche les personnages d’être tout à fait verticaux ou tout à fait horizontaux. Un univers tout en courbes, sans aucun souci de perspective.

Tout cela rendu en de magnifiques tonalités, car il faut aussi parler du talent de coloriste de l’artiste qui affectionne les teintes chaudes : couleurs pures, vives sans jamais être criardes, jouant de leurs proximités, leurs grandes plages séparées seulement par les rayures ou les mouchetures des vêtements ou les coffres des véhicules de guingois. » (d’après Jeanine Rivais)

On pourrait appliquer à cet artiste l’expression d’art singulier, créée en 1978 par le collectionneur Alain Bourbonnais pour désigner les oeuvres d’inspiration populaire s’éloignant des codes de l’art officiel.

Les peintures de Jean-Louis SALVADORI ont fait l’objet de nombreuses expositions en France (dans sa région Provence Côte d’Azur bien sûr mais également à Albi, Bordeaux Bressuire, Cajarc, Lille, Limoges, Oléron, Paris, Ré, Toulouse) et à l’étranger (Bonn, Dubaï, Genève, Moscou).

PROFFIT

Pascale PROFFIT est diplômée de l’ENSAD en architecture intérieure. Elle vit et travaille en Ile de France, dans une maison champêtre d’un joli village des bords de Seine.

Née en 1951 dans une famille de théâtreux, elle hante les coulisses dès sa plus tendre enfance : le théâtre lui donnera ainsi le goût de l’imaginaire et de la magie, et cette liberté débordante qui caractérise sa sculpture.

Relevant d’une solide philosophie de la vie, elle nous entraîne dans un univers fantastique et poétique, qui permet tous les vagabondages et dynamite les conformismes. Le drolatique, voire le coquin sans pruderie excessive, y perce en toute circonstance : le jardin magique de Pascale PROFFIT est peuplé d’êtres truculents et mutins, histoire de rire et d’appréhender la vie du bon côté, même si le sort peut s’avérer amer. Ses scénettes sont autant de petits tréteaux, où des personnages rigolards nous jouent la comédie de la vie, le nez en l’air, l’oeil brillant, le sourire ravageur.

Du clown, on retrouve la propension au déguisement : bien sûr, ces figures nous représentent et nous moquent, avec une tendre complicité. Elles sont cousines des figures grotesques qui décoraient les assiettes de Moustiers au XVIII siècle, ou, plus loin encore, les chapiteaux de nos églises romanes et les bordures des manuscrits médiévaux.

Techniquement, l’artiste attribue à la céramique un rôle humble : de la terre blanche, de temps à autre enfumée pour obtenir du noir, quelques engobes éventuels et un émaillage discrets. Comme les auteurs de bandes dessinées dont l’argument majeur est le seul trait, elle se suffit de ce blanc et de ce noir, parfois soutenus par des pièces métalliques, parce qu’il faut bien porter ses formes de terre aventureuses, trop longues ou trop hautes.

Depuis 1981, Pascale PROFFIT expose dans des salons professionnels et galeries d’art en France, Belgique et Suisse. Ses oeuvres figurent dans les collections du Musée National de la Céramique à Sèvres, de l’Ecole Navale de Brest, du Frac Aquitaine.