GILLOEN

Née en 1971, Anne-Sophie GILLOEN vit dans le nord de la France près de la frontière belge. Son atelier occupe une ancienne petite ferme perdue dans la campagne flamande piquée d’arbres ; un chat acrobate y circule avec une désinvolture étonnante entre des personnages en grès, ancrés au sol par leur  généreuse corpulence.

Le travail de la « terre » a toujours fait partie de sa vie : dès son enfance, entre elle et la terre s’est nouée une relation à la fois tendre et tendue. Elle aime l’argile, son contact, son odeur, sa souplesse mais aussi ses exigences.

Son parcours a progressivement évolué de l’action culturelle, avec un épisode  marionnettes, à la sculpture, laissant à l’autodidacte le temps de se former, encore maintenant, auprès d’innombrables potiers.  Elle expose régulièrement en galeries, participe à des marchés, salons et festivals de céramique, en France, en Belgique, aux Etats Unis, aux Pays-Bas.

“L’argile est très vite devenue pour moi un moyen de raconter. J’aime les histoires, les histoires contées, les histoires jouées, les histoires dessinées. Immédiatement elles suscitent en moi des images et des sensations elles-mêmes nourries par mon imagination. Ainsi l’expression figurative s’est-elle imposée au fil de mes créations.

La lenteur du modelage aux colombins, les formes rondes et douces qui s’en dégagent, les textures du grès, les couleurs pastel et mates de l’engobe sont autant d’atouts pour suggérer et donner à celui qui regarde les débuts de son histoire. C’est pour ça que j’aime les personnages modelés, pour leur capacité à raconter sans mots et parfois à nous submerger d’émotions. Ils rappellent qu’il faut parfois raconter et s’écouter pour mieux goûter la vie.”

Dans la vraie vie “les êtres un peu bizarres dans leurs postures, dans leurs corps se révèlent souvent d’une extraordinaire gentillesse. Et leurs anomalies physiques disent beaucoup de choses : leurs défauts, s’ils sont bien regardés, peuvent être magnifiés et devenir beaux”. Anne-Sophie GILLOEN observe les petites choses de la vie en léger décalé. C’est dans ce décalage que la poésie peut naître.

GALBIATI

Les sculptures de Davide GALBIATI sont volontairement conçues comme des fragments : ouvertes à l’arrière, elles donnent l’impression d’avoir été extraites d’un ensemble plus vaste, comme les vestiges d’une découverte archéologique.

« J’imagine une fouille mettant au jour les traces d’une grande civilisation aujourd’hui disparue. Ces objets seraient les fragments d’un monde dont nous ne possédons plus que quelques témoignages, sans jamais pouvoir en reconstituer pleinement l’histoire.

À travers ces sculptures, j’évoque ainsi une civilisation ancienne qui aurait développé une relation profonde entre art, connaissance et dimension spirituelle. Les formes découvertes semblent porter les traces d’une sagesse ancestrale, mais sa signification nous demeure en partie inaccessible.

Le fragment devient alors à la fois vestige, énigme et mémoire. Il suggère un tout qui n’est plus là et invite celui qui regarde à imaginer ce qui pourrait exister au-delà de ce qui nous est donné à voir. »

Fort de ses études de sculpture, d’anatomie artistique et des références des grands maîtres italiens, Davide GALBIATI souligne que la simplicité est la plus grande des sophistications, et qu’avec quelques traits et une grande sensibilité elle révèle l’âme d’un personnage et peut transmettre l’énergie sacrée présente en chaque être.

Davide GALBIATI est italien. Il habite dans le sud de la France, dans le Vaucluse.
Ses œuvres, en bois, béton, bronze ou résine, sont présentes dans des collections privées en Europe et aux Etats-Unis. Il expose en France et en Angleterre. 
L’artiste, que la Galerie MAZNEL accueille pour la 3ème fois, vient de réaliser la sculpture de Saint Valery installée à la Chapelle des marins qui domine la Baie de Somme. Président de la section sculpture de la Société Nationale de Beaux Arts de Paris, lauréat du Prix Puvis de Chavannes et médaille d’or sculpture du Salon des Beaux Arts 2016.

DELAHAUT

Les gravures de Sabine DELAHAUT sont présentées pour la quatrième fois à la Galerie Maznel. Les thèmes ont bien sûr évolué. Mais la maîtrise de l’art du burin y est toujours exceptionnelle, mise au service d’une expression artistique tout à la fois féministe, ironique, grinçante, surréaliste ou innovante dans le mélange des techniques.

Ses œuvres interrogent le spectateur sur l’évolution d’une société qui conduit l’individu à toujours plus d’isolement, à une incapacité à communiquer avec ses semblables, avec son environnement ou avec lui-même. Ses créations prennent vie par l’accumulation d’images hybrides tirées de la rue, de l’actualité ou de notre passé.

L’artiste associe fréquemment les animaux à son théâtre et crée des personnages mi-homme mi-bête pour mieux dénoncer les travers contemporains. L’animalité permet de montrer ce qui ne se voit ou ne se dit pas. 

Les jeux de pouvoir politique sont mis en scène dans leurs postures, dans les dérives dictatoriales qu’elles traduisent, comme dans les palabres diplomatiques qui s’y nouent.

Enfin les résidences auxquelles l’artiste est invitée viennent stimuler son imagination.
Dans une piscine désaffectée, ce sont des mondes aquatiques qui reflètent en bleu des espaces vides d’eau.
Et au milieu des pâtures des bergers en Corse, des cabanes de pierre font écho aux étoiles.


Sabine DELAHAUT est une artiste belge et vit à Paris.
Son travail a reçu de nombreux prix et distinctions. 1er Prix de la XXe Biennale de Gravure de Sarcelles (2021). Médaille d’honneur 2018 Triennale mini-print Intaglio à Kiev (Ukraine), Grand prix 2017 Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois Rivières (Canada), Prix du Public 2015 Art Hub Open print Londres, Prix de la jeune gravure 2014 Salon d’Automne de Paris.

DAUTHUILLE Stéphane

Le travail de Stéphane DAUTHUILLE fait appel au dessin et à la gouache sur papier, qu’il maroufle ensuite sur toile, puis qu’il enduit à chaud de cire. Cette technique mixte confère à ses œuvres velouté et transparence

« Je suis peintre dessinateur, plutôt que peintre tout court. La ligne, le trait, la composition, les rythmes sont les éléments de base de ma pratique. Un très bon dessin ressemble à une improvisation dans un numéro de trapèze (en moins dangereux) : il se lance dans le vide, chaque trait s’accroche au précédent sans défaillance, et le dessin s’achève, le cœur battant et de crainte et de joie. Mais la plupart des bons dessins sont un mélange de fulgurance et de labeur. J’aime dans le dessin l’illusion démiurgique : un trait altère radicalement le vide sans pour autant le détruire. »

Rien n’est réel dans les thèmes chers à l’artiste, tout est poésie, transparence et légèreté. Pour cette exposition, Stéphane DAUTHUILLE s’est fait armateur, afin de préparer une flottille complète qui a appareillé pour la Baie de Somme. Il fait bon embarquer sur ces vaisseaux et se laisser voguer sur le titre complet de chaque œuvre, comme on lirait une carte marine.

Stéphane DAUTHUILLE est né en 1965 à Saint Malo. Il a étudié à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Rennes. Il vit en Bretagne et y travaille en pleine campagne.
Il expose depuis 2006, en France, en Belgique, aux Etats Unis et à Taïwan. C’est sa troisième exposition à la Galerie MAZNEL.

Grand prix du Salon Mac 2007, prix Azart 2008, prix Madeleine Couderc Fondation Taylor 2024.

CHAUVET Corinne

Corinne CHAUVET, dont c’est la troisième exposition à la galerie, est maintenant bien connue pour ses bonzes rieurs.

L’originalité de cette artiste est de proposer des sculptures optimistes où la douceur, le sourire, le rire ou le fou-rire tient la première place. C’est sa nature de cultiver le côté positif de la vie, et c’est son ambition de transmettre par ses œuvres leur bonheur communicatif. Les créations privilégient l’émotion, la sérénité, l’humour et la joie, dans des attitudes captées comme des instantanés photographiques.

L’artiste est fascinée par l’Extrême-Orient et voyage chaque année pour collecter les sourires. Dès son premier voyage en Birmanie, elle a été marquée par cette attitude de la population. L’humilité lumineuse des moines bouddhistes l’a poussée à développer le moine comme symbole de notre recherche de joie et de sérénité.

Les sculptures sont faites de terre noire cuite à plus de 1100°, elles sont patinées de couleurs vives avec les oxydes de Roussillon. Elle réalise également des bronzes.

Corinne CHAUVET a un master en histoire de l’art contemporaine. Elle a fait des études d’arts plastiques en France et en Angleterre. Elle travaille dans la région d’Albi, où elle a commencé à créer des petites œuvres en terre dès son enfance.

Corinne CHAUVET a reçu de nombreux prix (Métiers d’Art Midi-Pyrénées 2013, prix de la jeune création Occitanie 2014, grand prix GemlucArt Monaco 2016, prix du public Salon de sculpture de Chantepie 2022, médaille de bronze Salon des artistes français 2025). Cinq lieux publics et privés accueillent déjà ses sculptures monumentales.