DI CEGLIE Emmanuel

Pas de message dans la peinture d’Emmanuel DI CEGLIE. C’est une peinture heureuse, optimiste, ancrée dans la poésie du quotidien. Une façon de donner un conseil : soyez heureux !

Attiré par la peinture depuis son enfance, le futur artiste s’est formé aux Beaux-arts de Troyes puis a fait ses premières armes comme dessinateur. Mais il est devenu… libraire : et ce n’est qu’au bout de 30 ans qu’il a troqué les livres pour le chevalet, et la Champagne pour le Cotentin.
Rupture mais pas renonciation : la bande dessinée américaine et française genre Dave Gibbons, Alain Saint Ogan ou Pieds nickelés continue à irriguer son inspiration, proche de la peinture naïve. Et les mêmes silhouettes graciles, longilignes, élégantes l’accompagnent, rejointes récemment par des femmes aux formes plus généreuses.

Les thèmes sont ceux de la vie de tous les jours, souvent dans un décor urbain. On marche dans la rue, on lit le journal, on fait du vélo, on joue aux cartes, on boit un verre, on s’embrasse, on cueille des fruits. Le mouvement est toujours présent, comme la musique car on danse ou l’on fait du jazz.
Ce sont des petits moments de bonheur simple et immédiat, de légèreté : les cravates s’envolent, et, si l’on chute, c’est avec grâce et sans stress.
Et les couleurs, primaires, vives, tranchantes viennent pimenter ces scènes joyeuses, nuancées d’un doigt de caricature. 

Emmanuel DI CEGLIE utilise l’huile, l’acrylique, l’encre de Chine, sur toile ou sur bois.
Il aime prolonger sa passion chaleureuse, que ce soit en s’essayant à la sculpture pour cerner de plus près le mouvement de ses personnages, ou en animant des ateliers de dessin et peinture pour enfant. Ou comment mettre en pratique ses conseils de bonheur.

MONGLOUX Jean-François

Présence animale et illusion de la matière.

Avec les sculptures de Jean-François MONGLOUX, la légèreté du papier défie la densité de la pierre ou du bronze.
Un travail minutieux d’enduits, de ponçages, de textures, de patines et de vernis confère au papier l’aspect du bronze ou la puissance de la pierre brute, et parvient à donner corps à la présence expressive d’animaux sauvages. L’artiste sait capter la posture exacte, la tension d’un mouvement, la fluidité d’une ligne ou l’intensité d’un regard : le chimpanzé, la lionne, le gorille, le loup établissent avec le visiteur un face à face à la croisée de l’équilibre et de l’énergie.

« Donner au papier la force minérale de la pierre ou la noblesse du métal, tout en saisissant la vivacité d’un regard. »
L’artiste ne recherche pas une fidélité anatomique absolue mais la révélation d’une émotion animale quasi humaine.

Parallèlement à ces œuvres uniques, l’artiste a mis sa passion au service de publics en difficulté pour une entreprise d’insertion. Il développe et adapte dans ses ateliers artistiques les multiples techniques à mettre en jeu collectivement pour faire aboutir ses projets : sculpture, dessin, peinture, vidéo, confection de costumes, élaboration de décors constituent en quelque sorte le prolongement de sa pratique d’artiste.

Jean-François MONGLOUX est régulièrement présent dans le paysage artistique picard.

CHERADE Laurence

La mer peinte par Laurence CHERADE, ce n’est pas une photo que l’on regarde, c’est une boule d’énergie qui vous embarque.

L’artiste a passé sa jeunesse sur les côtes du nord-ouest de la France. Elle en a gardé une fascination pour les éléments maritimes, qu’elle restitue avec la minutie apprise au cours de ses études aux Beaux-arts et sa pratique de la peinture miniaturiste. Sa maîtrise de la peinture acrylique permet de traduire le déferlement des vagues, le relief de l’écume et la profondeur de l’eau.

Mais ce n’est pas tant l’aspect descriptif d’un réalisme saisissant qui la motive que la puissance de la mer et les mystères de la lumière et du vent. La mer qu’elle célèbre est totalement sauvage ; elle ne la conçoit que démontée, rugissante sous des ciels menaçants. Le contraste entre les zones d’ombre au creux des vagues et la lumière de l’écume établit un dynamisme dramatique. Les lignes de force diagonales capturent la fulgurance d’une lame ou la violence d’une tempête qu’on ne peut contourner. La palette de bleus profonds, de gris sourds, de verts crépusculaires essaie d’étouffer les blancs éclatants qui jaillissent. Cette peinture réussit à rendre compte d’un mouvement inexorable et d’une force physique immédiate.

« Quand je peins, je navigue en solitaire ». Dans ce face à face le spectateur est saisi de la même émotion.

Laurence CHERADE vit et travaille à Paris.
Médaille de bronze Salon des artistes français 2025. Premier prix du jury Salon des arts du Vésinet 2025. Médaille d’honneur Biennale des beaux-arts de Rambouillet 2025. Premier prix de peinture Société académique arts sciences et lettres 2024.

CAMIER Liliane

“Voir, ressentir, interpréter”, telle est la devise de Liliane CAMIER pour conduire un art descriptif axé sur le végétal, dans une écriture du paysage qui revendique l’apport de l’oubli et de l’instinct.

Tout commence par des croquis sur le vif de feuilles, de fleurs, de formes végétales, frondaisons, sols et autres corolles.

De retour dans son atelier vient le temps de “l’inattendu dans le creuset de l’acte créateur” : la mémoire se laisse sublimer par l’émotion et la vitalité des couleurs. Parfois, les branches ou les feuilles d’un arbre finissent par ne représenter qu’un vaste réseau de lignes : les toiles se situent ainsi à la frontière entre figuration et abstraction mais gardent toujours la nature comme motif principal et la couleur comme vecteur. 

Formée à l’Ecole des Beaux-arts de Dijon, à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs et à l’Institut de l’Environnement à Paris, l’artiste a suivi un cheminement très complet, le dessin, la pâte à papier, les poèmes en tissu inspirés de la condition féminine, les dessins minimalistes à la plume où s’accrochent des bouts de phrase, l’engagement dans les collectifs de femmes plasticiennes, les livres d’artistes.
Elle a choisi de s’exprimer par la peinture : après une période vouée à l’abstraction, elle a opté pour un rendu figuratif de la nature, désormais exécuté à l’huile, qui lui laisse plus de latitude pour affiner son travail. 

Les œuvres de Liliane CAMIER ont été exposées en France, au Canada, au Japon, en Espagne et en Suède ; elles font parties de nombreuses collections particulières et collections publiques (dont celle de la bibliothèque du Centre Pompidou). La Galerie MAZNEL les expose pour la seconde fois.

BRUANT Inès

C’est la deuxième fois que la Galerie MAZNEL présente les sculptures d’Inès BRUANT. En peu de temps son expression artistique a évolué et s’est élargi, avec un recours plus marqué aux couleurs, essentiellement primaires, et des créations abstraites qui viennent compléter son monde animalier. Mais le trait reste le fil conducteur de sa démarche.

Son bestiaire déploie des personnalités proches de l’humain. En s’appuyant sur leurs traits de caractère, le modelage de la terre étire les lignes de force des sculptures. La céramiste fait ainsi apparaître la beauté épurée des sujets, tout en les installant dans des postures ironiques, douces ou espiègles qui font leur charme. Les reliefs jouent avec la lumière et font vibrer les formes, dans un dessin particulièrement juste, qui sait au besoin assumer des composantes rêvées. 

Quant aux nouvelles sphères, elles laissent divaguer un décor à fort pouvoir évocateur, en suivant le trajet d’un trait unique qui s’enroule en symbolisant le chemin de l’existence. 

Inès BRUANT modèle depuis son plus jeune âge. Le grès est sa matière de prédilection, roux, blanc ou noir, légèrement chamotté. 

L’artiste vit en pleine campagne en Bourgogne. Autodidacte, elle a forgé son savoir-faire technique auprès de nombreux céramistes.

Prix sculpture du public Granges et Jardins Chevignerot 2025, Grand prix de peinture et sculpture Académie Boitiat Barbizon 2024. Prix Deyrolle du Salon national des beaux-arts 2023. Médaille d’argent Salon Orangerie du Sénat 2022. Prix de sculpture Fondation Taylor 2022. Médaille d’argent Maison culture du Japon du Salon national des beaux-arts 2021. Médaille de bronze et médaille d’argent jury invité Salon national des beaux-arts 2019.

GALBIATI

Les sculptures de Davide GALBIATI sont volontairement conçues comme des fragments : ouvertes à l’arrière, elles donnent l’impression d’avoir été extraites d’un ensemble plus vaste, comme les vestiges d’une découverte archéologique.

« J’imagine une fouille mettant au jour les traces d’une grande civilisation aujourd’hui disparue. Ces objets seraient les fragments d’un monde dont nous ne possédons plus que quelques témoignages, sans jamais pouvoir en reconstituer pleinement l’histoire.

À travers ces sculptures, j’évoque ainsi une civilisation ancienne qui aurait développé une relation profonde entre art, connaissance et dimension spirituelle. Les formes découvertes semblent porter les traces d’une sagesse ancestrale, mais sa signification nous demeure en partie inaccessible.

Le fragment devient alors à la fois vestige, énigme et mémoire. Il suggère un tout qui n’est plus là et invite celui qui regarde à imaginer ce qui pourrait exister au-delà de ce qui nous est donné à voir. »

Fort de ses études de sculpture, d’anatomie artistique et des références des grands maîtres italiens, Davide GALBIATI souligne que la simplicité est la plus grande des sophistications, et qu’avec quelques traits et une grande sensibilité elle révèle l’âme d’un personnage et peut transmettre l’énergie sacrée présente en chaque être.

Davide GALBIATI est italien. Il habite dans le sud de la France, dans le Vaucluse.
Ses œuvres, en bois, béton, bronze ou résine, sont présentes dans des collections privées en Europe et aux Etats-Unis. Il expose en France et en Angleterre. 
L’artiste, que la Galerie MAZNEL accueille pour la 3ème fois, vient de réaliser la sculpture de Saint Valery installée à la Chapelle des marins qui domine la Baie de Somme. Président de la section sculpture de la Société Nationale de Beaux Arts de Paris, lauréat du Prix Puvis de Chavannes et médaille d’or sculpture du Salon des Beaux Arts 2016.

SWANNE


« On ne renie pas son enfance, on l’enfouit au fond de son cœur »

SWANNE privilégie l’enfance car elle constitue la période de construction de l’individu. Les créations aux jambes longues et aux expressions croquées avec une ironie tendre soulignent la vigilance que requiert cet âge de la vie : non seulement en termes de devenir individuel mais aussi comme ferment d’un terroir et d’une société que l’artiste assimile à une immense cour d’école où les codes ont changé.

Son expression artistique s’est élargie plus récemment aux femmes, qu’elle célèbre au travers de grandes sculptures sereines, et où elle puise des repères pour sa pratique d’art-thérapeute.
La facture originale reste inchangée, où les décors riches viennent sublimer la couleur naturelle de la “terre-mère”. Sculptures faites en argile d’Anjou ou en bronze, robes travaillées avec des papiers et des résines époxy auxquelles elles doivent leurs couleurs éclatantes.

Après des études d’art, l’artiste a exploré le trompe-l’œil et la peinture décorative, puis le modelage et la réalisation des moules d’art.
Son atelier angevin célèbre ses 20 ans, et ses œuvres sont présentées en France et en Suisse. Elles ont reçu le 1er prix de la ville de Bressuire en 2024 et le prix d’honneur du Salon des Arts de La Baule en 2013.

SWANNE est une habituée de la Galerie MAZNEL, qui expose ses sculptures pour la 6ème fois.

HONORÉ

Le règne éternel du végétal dans toute sa magnificence. 


Les tableaux de Pascal HONORE, aux couleurs acryliques délicates, déploient fleurs ou feuilles rêvées en arabesques ou en motifs à peine esquissés, en recouvrements transparents marouflés ou au travers d’écaillements de matière.

« Cette peinture qui fonctionne par strates successives évoque irrésistiblement les fresques anciennes d’une demeure prestigieuse ou les mosaïques usées d’une villa abandonnée. Elle garde en mémoire les traces qui se sont superposées sur la surface de la toile et les images qui se sont succédé au cours de l’élaboration du travail. Les formes naissent et disparaissent, belle méditation sur la vulnérabilité des images exposées à l’usure du temps » (Michel FOUCAULT). 

Voyage à travers le temps et l’espace en effet. Références aux frises et aux pavements vernissés de l’Antiquité, réminiscences des chapiteaux romans, couleurs et parfums du Moyen Orient, raffinement du Japon. Compositions luxuriantes où le sujet envahit l’espace de la toile pour mieux célébrer l’abondance de la nature. 

Le parcours de Pascal HONORE conjugue les différentes passions qui l’animent : l’archéologie, qu’il affectionne depuis son adolescence dans des fouilles gallo-romaines, son expérience de dessinateur textile, la musique baroque et la botanique. Il est riche de nombreuses expositions collectives et individuelles, en France, en Europe (Berlin, Bruxelles, Gand, Hambourg, Londres, Luxembourg, Zagreb), en Chine, en Corée du Sud, au Mali, à Taïwan, au Togo et au Venezuela. 

La Galerie MAZNEL l’expose pour la 3ème fois. Et les valericains se rappellent les immenses « indiennes » crées en 2022 pour enluminer les murs de l’Entrepôt des sels (cf photo page 113 du livre « Rives » consacré à l’artiste).

JURGA

« of 2 »

Renouant avec la série des petites danseuses, voici la série des petits choristes de JURGA sculpteur, dont la chorale au complet s’installe à partir de septembre 2026 à la Galerie MAZNEL. On y retrouve tout ce qui fait le charme de JURGA : tendresse, humour, instant suspendu.

Fidèle à la technique du bronze à la cire perdue, JURGA continue son exploration de l’enfance avec ses joies, ses moments d’introspection, ses doutes. Dans notre monde en pleine mutation, elle affirme notre capacité de résilience à condition de ne pas oublier les sentiments de notre enfance, qui continuent à nous accompagner.

JURGA est née en 1977 en Lituanie mais vit en France depuis bientôt 25 ans. Cette double appartenance transparaît dans son œuvre, à la fois léger et grave.

Ses bronzes sont réalisés à la fonderie BARTHELEMY Art de Crest, qui a été distinguée par le prestigieux label Entreprise du patrimoine vivant.

JURGA a créé des sculptures monumentales pour plusieurs villes en France. La plus grande, nommée « Des ailes pour voler », accueille les visiteurs devant l’Entrepôt des sels de Saint-Valery-sur-Somme.

La Galerie MAZNEL expose ses œuvres en permanence depuis 2012.