“Voir, ressentir, interpréter”, telle est la devise de Liliane CAMIER pour conduire un art descriptif axé sur le végétal, dans une écriture du paysage qui revendique l’apport de l’oubli et de l’instinct.
Tout commence par des croquis sur le vif de feuilles, de fleurs, de formes végétales, frondaisons, sols et autres corolles.
De retour dans son atelier vient le temps de “l’inattendu dans le creuset de l’acte créateur” : la mémoire se laisse sublimer par l’émotion et la vitalité des couleurs. Parfois, les branches ou les feuilles d’un arbre finissent par ne représenter qu’un vaste réseau de lignes : les toiles se situent ainsi à la frontière entre figuration et abstraction mais gardent toujours la nature comme motif principal et la couleur comme vecteur.
Formée à l’Ecole des Beaux-arts de Dijon, à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs et à l’Institut de l’Environnement à Paris, l’artiste a suivi un cheminement très complet, le dessin, la pâte à papier, les poèmes en tissu inspirés de la condition féminine, les dessins minimalistes à la plume où s’accrochent des bouts de phrase, l’engagement dans les collectifs de femmes plasticiennes, les livres d’artistes.
Elle a choisi de s’exprimer par la peinture : après une période vouée à l’abstraction, elle a opté pour un rendu figuratif de la nature, désormais exécuté à l’huile, qui lui laisse plus de latitude pour affiner son travail.
Les œuvres de Liliane CAMIER ont été exposées en France, au Canada, au Japon, en Espagne et en Suède ; elles font parties de nombreuses collections particulières et collections publiques (dont celle de la bibliothèque du Centre Pompidou). La Galerie MAZNEL les expose pour la seconde fois.

