RONEL

Christophe RONEL est né en 1964. Il est initié très jeune à la peinture aux côtés de son père, le peintre Marcel LAQUAY, et ses premières toiles révèlent déjà l’aube d’un grand talent.

Il vit et travaille en Normandie et à Paris. Agrégé en arts plastiques, il enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d’Arts Olivier de Serres à Paris à partir de 1990.

Depuis une trentaine d’années, plus de quatre-vingt expositions personnelles lui ont été consacrées. Outre ses participations à de nombreux salons et manifestations en galeries, ses toiles ont été exposées dans de multiples centres culturels et musées en France, en Europe et en Asie. Prix de la Marine Nationale 1985, médaille d’or Artistes Français 1993, premier grand prix Salon d’Automne de Paris 1998, prix Rugale Michailov de la Fondation Taylor en 2004.

Les mondes que Christophe RONEL fait éclore sur ses toiles débordent d’activités et de couleurs et constituent un chaleureux mélange de ce qu’il perçoit dans le nord de la France et en Belgique ou de ce qu’il peut voir au cours de ses voyages. Amoureux des paysages du bout du monde, il pose régulièrement ses crayons en Afrique et en Asie. Ses carnets de voyages fixent les instants pris sur le vif. De retour à l’atelier, le peintre les réinterprète, dissèque ses nombreuses notes, superpose le visible et l’imaginaire et perturbe l’ordre des choses pour nous livrer au final des tableaux labyrinthiques. Le fictif et l’observé s’enchevêtrent dans ses savantes compositions d’une densité qui fait songer aussi bien à Jérôme Bosch, Augustin Lesage, la bande dessinée qu’à la miniature persane.

Christophe RONEL crée en permanence. Tour à tour illustrateur, dessinateur et peintre, il aborde volontiers le domaine du livre, de l’affiche, de l’objet peint et du carnet de voyage.

RIGAIL

C’est dans une très belle campagne proche du Loing, en Seine et Marne, que Jean Baptiste RIGAIL crée les collages et les encres foisonnants et précis qui lui ont valu en 2020 le prix Univers des arts et la médaille d’argent de la Ville de Paris.

Né en 1956, il se plaît, enfant, dans le monde imaginaire de ses histoires dessinées, puis dans celui des objets décalés qu’il détourne de leur fonction initiale. Il suit des études de graphologie mais se consacre bientôt au modelage sur argile : son attirance pour les matières se poursuivra lorsqu’il s’oriente finalement vers la peinture, en autodidacte.

Les matières servent en effet sa création : de support le papier évolue en acteur, le sable devient docile et cohabite avec l’encre, la gouache et l’aquarelle. Avec des pages de dictionnaires ou de partitions il façonne un matériau neuf : les fragments extraits sont froissés et collés en une couche rigide, le papier est plissé, raidi et rendu brillant.
Ses scènes de groupe, où les personnages fourmillent et font masse, font appel à une palette de base concise : noirs et blancs, à l’unisson des pages imprimées, rouges sombres, jaunes et ocres intenses teintant les sables ou fondus en une laque à l’éclat moiré.
A l’inverse les portraits individuels affichent une profusion de couleurs comme pour marquer, à la façon d’Arlequin, les différentes facettes des influences qui nous façonnent.

La précision du dessin renforcée par le noir rappelle le travail du miniaturiste. Les cadrages serrés parfois eux-mêmes recadrés par une nouvelle frise évoquent les compositions de Pierre ALECHINSKY.

Tous différents mais si proches en réalité : pour l’artiste, l’homme est asexué, multiple et répétitif à la fois. Dans le chaos tranquille des peintures de Jean Baptiste RIGAIL, les détails s’emmêlent et les portraits solitaires innombrables s’enchevêtrent pour donner naissance au thème principal. Les multitudes de visages sillonnent la toile dans des positions alambiquées, dans un univers placé sous le signe des addictions, des musiques, de la convivialité qui cache la solitude. Et la mosaïque de ces marionnettes dit à la fois l’uniformité et la singularité de notre humanité, sur un fond d’humour parfois noir.

POPOVA

Elle est russe, elle est mariée à un poète italien avec lequel elle vit en Allemagne, ses peintures sont exposées en Malaisie, aux Pays-Bas, à Taïwan et à Saint Valery sur Somme : qui a dit que l’art n’était pas mondial ?

Galya POPOVA a toujours su qu’elle voulait être artiste. Née à Moscou en 1978, elle a fréquenté les écoles d’art dès son plus jeune âge. En faisant preuve d’aptitudes telles qu’à 6 ans elles lui ouvraient les portes d’un atelier pour adultes. Mais en Russie comme ailleurs le talent ne suffit pas pour faire vivre un peintre débutant.
En 1998, elle est diplômée de l’Institut d’Art Académique de Moscou pour l’option théâtre et décoration. Et en 2005 de l’Université de Service de Moscou pour les dessins de vêtements. Elle accumule alors un certain nombre d’emplois en tant qu’illustratrice pour des revues ou dessinatrice de mode, expériences dont les sujétions et les contraintes commerciales sont vécues comme des freins à sa sensibilité.

La conception de costumes de ballet et la création de couvertures de livres vont lui donner son indépendance et elle peut commencer à exposer ses toiles en 2007. A Moscou d’abord, puis aussi en Italie, et bientôt aux Pays-Bas, au Danemark, en Belgique, à Taïwan, en Malaisie, et à Berlin pour une première exposition personnelle en Allemagne en 2016.
« Peindre, créer, sentir les couleurs, les formes, tout cela fait partie de moi, désormais je ne pourrais imaginer faire quoi que ce soit d’autre. »

Les peintures à l‘huile de Galya POPOVA sont exclusivement figuratives. Ses nombreux portraits de jeunes traduisent une ambiance paisible mais parfois énigmatique. Un décor limité apporte quelques éléments d’interprétation ; ils permettent d’inventer l’une des histoires que peut évoquer l’oeuvre.
Pour chaque tableau l’artiste utilise une palette assez monochrome. Les nuances et les profondeurs en sont particulièrement subtiles. Elles concourent fortement à l’atmosphère qui se dégage de la composition et en signent la poésie de façon manifeste.
« Mon mari est un poète. Nous parlons souvent ensemble de notre travail, et de la poésie qui existe dans nos vies à droite et à gauche, en permanence et sans avoir à s’exprimer délibérément. »

PINCHON

Née en 1947, Reine-Marie PINCHON est une des références de l’aquarelle en France. Elle vit et travaille en région parisienne et en région albigeoise.

Diplômée d’agronomie, elle a mené une carrière scientifique et artistique. « Ma formation me donne une double lecture d’artiste et de paysagiste, à différentes échelles. Un lichen sur une branche, ce monde en petit, lève en moi la même part d’émotions que le plus beau des paysages. C’est pour transcrire cela que j’ai développé autant de techniques originales que l’eau m’a permis. »

« Depuis quelques décades, la chimie du pétrole et du minéral ont offert des pigments synthétiques aux performances étonnantes et le tout nouveau jeu des aquarellistes est de valoriser leurs effets surprenants quand on les utilise en liberté dans l’eau. Ils ont renouvelé l’idée qu’on se faisait jusqu’à présent de l’aquarelle, considérée comme un medium réservé aux croquis, carnets de voyage. Mais actuellement la chimie change tout cela : on peut travailler avec des pigments solides, communs aux autres mediums, et donc nobles. Technique discrète, certes, mais magistrale par rapport aux techniques que je qualifierais de « molles », où il faut imposer sa volonté, sa vision, ses couleurs. A l’opposé donc, l’aquarelle pourrait être qualifiée de technique « vive » : un aquarelliste accepte de ne pas dominer la matière, mais laisse les pigments se développer et respecte la lumière venant du papier pour mieux jouer avec ses éclats. J’aime ces deux approches qui sont complémentaires. Les matières que j’introduis en opposition aux voiles dégradés de l’aquarelle, mes techniques mixtes, sont déjà un pas vers une transition en exprimant les rugosités et les violences de la nature.»

Encres, lavis, aquarelles, noir de fumée, cristallisation par manipulation des pigments avec l’eau, elle mixe en effet ces techniques avec une aisance et une inventivité constante. Cette boîte à outils splendidement maîtrisée et très spécifique à l’artiste transfigure feuillages, mousses, terres, cristaux de gel ou écorce des arbres, qu’elle vénère tout particulièrement.

Depuis plus de 20 ans, Reine-Marie PINCHON accumule participations et récompenses aux salons et expositions de peintures nationaux et internationaux. Elle est sociétaire des principaux salons parisiens. Premier prix au Festival de l’Aquarelle de Bellagio (Italie), médaille d’argent 2007 des Artistes Français, prix de la Fondation Taylor 2010.

PIARD

Surnommé le « Raphaël des Fleurs », Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) eut un succès si considérable que ses oeuvres furent imitées dans le monde entier. Les aquarelles qu’il réalisait pour l’impératrice Joséphine étaient réputées pour le caractère extrêmement scientifique de ses dessins, présentés récemment au Musée de la Vie Romantique à Paris.

Même si les oeuvres de Patricia PIARD n’ont pas encore atteint cette célébrité, le parallèle est tentant. « Peintre officiel des fruits, légumes et fleurs de son jardin », elle conduit d’un pinceau minutieux son enquête sur la vie intime des végétaux. A l’image de son illustre prédécesseur, elle avoue ne pas savoir s’éloigner de la précision de la flore.
Mais elle l’oriente par une interprétation qui dépasse la sécheresse descriptive de la planche botanique. « J’aime quand le végétal a déjà vécu et qu’il prend des teintes plus subtiles, moins éclatantes. J’essaie de m’en faire une histoire personnelle, retracer des sensibilités intimes. Il ne s’agit nullement de natures mortes mais de représentations des végétaux à un moment de leur vie ». Elle ne se dit pas botaniste, juste simple traductrice des émotions de la nature.
Elle privilégie souvent les premiers signes de la maturité dépassée. « Ma sympathie va à cet ultime épanouissement avant la défloraison, aux fleurs du pommier qui perdent un à un leurs pétales pour laisser percer le fruit ». Si le trait incisif cerne les contours avec une précision de botaniste, l’artiste traduit le devenir suggéré et le non-dit dans la subtilité des couleurs.

Patricia PIARD est née en 1964. Son cheminement vers l’art et le graphisme, mission de l’Ecole Estienne à Paris dont elle est diplômée, a été lent, suivant des méandres entre l’édition et la petite enfance. Aujourd’hui encore elle se plaît à animer des ateliers d’arts plastiques pour les enfants dans le village où elle vit près des Baux-de-Provence.

L’apprentissage de la calligraphie chinoise lui a fait découvrir le papier de riz, l’encre de Chine et c’est tout naturellement que l’origami s’est tracé un chemin dans son univers d’aquarelliste. En mêlant les deux techniques, elle a adopté une nouvelle forme d’expression plus abstraite, où le lâcher prise prend une place toute particulière. Les traits calligraphiques viennent se superposer aux pigments et à l’eau dans des atmosphères colorées. Puis commence l’origami. D’abord la coupe où elle déstructure ses peintures laissant la part belle au hasard.

PALAZZO

Les œuvres de Marie PALAZZO, si semblables à première vue et pourtant toutes différentes, sont entièrement axées sur l’enfance et sur le mouvement corporel. C’est dans la posture d’un corps qu’elle crée ses personnages, nous laissant deviner un état d’âme. 

« Je cherche à retranscrire une émotion. Le meilleur vecteur est pour cela le corps humain. La gestuelle parle finalement plus que les mots, tout en restant ouverte. »

L’artiste est très attirée par la danse, NIJINSKY, Maguy MARIN ou Pina BAUSCH. Pour autant, si certains veulent absolument voir des danseuses dans ses personnages, il s’agit plutôt pour elle de jeunes filles expressives. Et l’absence de titre incite volontairement à une interprétation personnelle de chacun.

Le travail est spontané ; sans esquisse préparatoire, il se concentre dans un premier temps sur le mouvement de la robe, puis des membres. C’est une phase de création inquiète : « J’ai toujours un doute sur ce que je peins. Tant que je n’arrive pas à faire vivre un personnage, j’efface et je recommence ». 

L’artiste utilise l’acrylique au couteau, ainsi que, parfois, l’encre et la poudre de marbre pour donner l’impression sableuse de ses fonds. La ligne des silhouettes actuelles s’appuie sur une maîtrise acquise pendant de longues années aux cours d’art à Dijon, sur sa première période expressionniste, puis celle consacrée aux nus sur modèles vivants. Elle a ainsi acquis une bonne connaissance de l’anatomie, qui explique la justesse des attitudes des jeunes filles en blanc, insouciantes, innocentes et légères.

Parallèlement sa palette s’est progressivement contenue ; dans une démarche d’épure le rouge a cédé la place à des tons discrets pour s’effacer devant l’émotion des attitudes. Quelques garçons apparaissent parfois dans ses compositions mais ils restent très minoritaires.

Marie PALAZZO est née en 1967. Peintre et sculpteur, elle vit et travaille depuis une dizaine d’années à l’ombre du château ducal au cœur de la vieille cité d’Uzès. Le grand soleil du Gard n’est pas sans lui rappeler les vacances d’enfance dans sa famille sicilienne. 

Ses peintures, exposées pour la troisième fois à la Galerie Maznel, connaissent un succès croissant en France, en Angleterre, en Belgique, en Italie, au Luxembourg et en Suisse.

LEVIGOUREUX Daniel

Au cours de nos nombreux voyages de galeristes, il nous arrive souvent de découvrir un paysage et de le qualifier de « levigoureux ». L’artiste excusera peut-être cette formulation très personnelle. Elle signifie que nous sommes séduits par un site à première vue banal mais dont les tons, la géométrie, l’harmonie recèlent un équilibre et une beauté qui portent une émotion, que nous n’aurions pas perçue sans avoir appris à lire les tableaux de Daniel LEVIGOUREUX.

“On reconnaît les lieux et on les regarde comme si on ne les avait jamais vraiment vus. (…)

De sa formation à l’art du vitrail il a conservé le goût de la « couleur-lumière », le jaune des champs de colza, le bleu du ciel et celui de la mer. (…) Il en extrait l’essence, une forme géométrique issue de l’abstraction pratiquée à ses débuts, qu’il transfigure par la lumière.

De la radicalité des plans savamment agencés à partir d’une horizontalité qui s’élargit pour suggérer l’espace, résulte une esthétique singulière. Celle d’une vision pure et sereine. Une certaine idée du bonheur.“  Lydia Harambourg La gazette de l’Hôtel Drouot 2016

Je ne prends pas de sujet grandiose ou chatoyant. Je revendique que le sujet soit ordinaire, banal, quotidien. A l’écoute de ce qui s’offre au regard – et que beaucoup de gens trouveraient sans intérêt. Je n’ai aucune idée préconçue d’une interprétation qui serait personnelle. Il ne s’agit pas d’émouvoir ou d’étonner : simplement dire. Avec le minimum de moyens.  Me contenter de regarder. Vraiment regarder. “

“Je me veux plutôt constructeur d’une peinture qui soit organisée ; la géométrie ne me fait pas peur, je suis issu de la construction « abstraite » de la peinture. Cette tradition, je la revendique à égalité avec la tradition « sur le motif » : comprendre, le crayon à la main. La rencontre des deux : faire tenir ensemble l’attention au réel et la construction de la peinture ! Bien sûr, il s’agit de faire de la peinture. Disons : une construction pérenne. Pour employer de grands mots : au delà de Mondrian, tenter de faire aussi solide qu’une peinture de Piero della Francesca. Il ne s’agit pas « de la ramener » avec des excès de type expressionniste. Pas de flouté, pas de bigarrure, pas de déformation, pas de matière picturale, pas de gestes, pas de traits… Atteindre un style aussi effacé que possible. Evoquer beaucoup en montrant peu. Parce que dire peu, c’est dire l’essentiel. “

L’artiste, né en 1945, a été longtemps enseignant à l’école supérieure d’art et de design d’Amiens. Il vit près de Dieppe, d’où il part, l’œil aux aguets, au volant de sa camionnette-atelier.

“La peinture de LEVIGOUREUX transforme ce que nous prétendons abusivement connaître en approche poétique graduée de l’infini. “  Luis Porquet 2018

LESTESTU

Lors de sa précédente exposition à la galerie, nous avions présenté Yann LETESTU comme un peintre voyageur. Réputation qu’il n’a pas fait mentir : depuis, il est parti tenter l’aventure à Bali, avec famille, bagages et pinceaux ; itinéraire qu’il a enrichi en le réalisant naturellement en train pour l’essentiel…

L’artiste est aujourd’hui de retour dans son atelier du Vieux Port à Marseille. La massive volée d’escaliers y donne accès à une impressionnante cour intérieure. Un cadre chargé d’histoire, construit à la fin du 18ème siècle sur l’ancien emplacement de l’arsenal des galères, et réservé autrefois aux marchandises du port de commerce : l’inspiration des voyages, née de voyages familiaux au long cours à la voile, trouve ici sa continuité.

Marines des années 1930, paquebots sur le départ, voyageurs sur le quai, camaïeux doux de gris-bleu, immenses horizons de mer, de ciel ou de sable. Les oeuvres, proches du romantisme ou de l’orientalisme, traduisent le partage du voyageur entre adieux et appel du large. Et les horizons aux contours flous rendent les destinations incertaines.

Technique mixte mêlant pierre noire, aquarelle, acrylique ou huile, sur carte marine originale chinée chez les antiquaires et les libraires, marouflée sur toile ou sur panneau.

Yann LESTESTU est né en 1977, dans une famille où l’on est peintre de père en fils. Diplômé de l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans, il se lance d’abord dans le graphisme et l’illustration. Mais il souhaite échapper aux contraintes de l’édition et reprend ses carnets de voyage pour créer ses premières toiles. Le succès est au rendez-vous : exposition en 2011 au Musée de la Marine à Paris, Prix du Public au Salon International d’Art Contemporain de Marseille en 2012.

On doit au peintre une série d’illustrations pour le beau livre « L’Astrolabe, le passeur de l’Antarctique » paru en octobre 2017. Les oeuvres de Yann LETESTU y accompagnent le récit de l’aventure du brise-glace français L’Astrolabe ; celui-ci assure la liaison difficile avec la base scientifique de Dumont d’Urville en Terre Adélie.

HONORÉ

Pascal HONORÉ La peinture de Pascal HONORÉ conjugue ses différentes passions : l’archéologie, qu’il affectionne depuis son adolescence dans des fouilles gallo-romaines, son expérience de dessinateur textile, la musique baroque et la botanique. Ces inspirations multiples nourrissent une peinture élégante, à la frontière entre le monde végétal et l’abstraction.

L’artiste est né en 1958. Il vit et travaille dans une ancienne ferme d’un village champenois, où une succession de petits jardins donne la réplique au foisonnement de fleurs et de fruits de son oeuvre, et contribue de façon plus prosaïque à la saveur de sa cuisine gourmande. L’atelier à la poutraison de belle hauteur abrite une panoplie fournie : pigments multiples, encres, vernis, cire, pinceaux, fusains, tampons anciens ou inventés par l’auteur, papiers chinois ou népalais. C’est en effet un travail complexe, amorcé à l’horizontale, qui va conduire à ces couleurs acryliques délicates, qui se déploient en arabesques ou en motifs à peine esquissés, en recouvrements transparents marouflés ou au travers d’écaillements de matière.

« Cette peinture qui fonctionne par strates successives évoque irrésistiblement les fresques anciennes d’une demeure prestigieuse ou les mosaïques usées d’une villa abandonnée. Elle garde en mémoire les traces qui se sont superposées sur la surface de la toile et les images qui se sont succédé au cours de l’élaboration du travail. Les formes naissent et disparaissent, belle méditation sur la vulnérabilité des images exposées à l’usure du temps » (Michel Foucault).

Voyage à travers le temps et l’espace. Références aux frises et aux pavements vernissés de l’Antiquité, réminiscences des chapiteaux romans, couleurs et parfums du Moyen Orient, raffinement du Japon. Compositions luxuriantes où le sujet envahit l’espace de la toile pour mieux célébrer l’abondance de la nature.

Le parcours de Pascal HONORÉ est riche de nombreuses expositions collectives et individuelles, en France et à l’étranger. Il a exposé en Europe (Berlin, Bruxelles, Gand, Hambourg, Londres, Luxembourg, Zagreb), en Chine, en Corée du Sud, au Mali, à Taïwan, au Togo et au Venezuela.

GALAMEZ

Léo GALAMEZ est un talent très contemporain. On a même pu le voir fin 2015 élaborer une toile dans le cadre d’une performance publique associant lecture poétique, violoncelle électronique et trompette : une anecdote propre à conforter les propos de critiques qui comparent ses oeuvres à de la musique expérimentale appliquée à la peinture.

Léo GALAMEZ est né en 1979. A 40 ans, le peintre a déjà un style très spécifique, tant au niveau de sa technique que de son univers.

Ses peintures sont réalisées sur toile à l’acrylique. Il expérimente aussi l’huile depuis peu.

Très souvent ses tableaux font appel à des couleurs vives et sont de grandes dimensions. Ce sont des variations abstraites auxquelles, pour laisser l’interprétation la plus ouverte possible, aucun titre n’est conféré.
Les oeuvres dégagent à la fois énergie, vitalité extravagante, poésie et spontanéité ludique. Elles s’appuient sur un motif qui se réinvente à l’infini, à l’image des innombrables cellules qui nous constituent.

Son approche initiale s’inspire de la biologie cellulaire et de l’étude des tissus, une référence qui lui vient de ses études de médecine. Elle puise ses sources actuelles dans la nature et la musique.

Un travail complexe, qui paraît à la fois construit et débridé, où l’harmonie le dispute au mouvement. Par ce jaillissement de formes simples mais aussi mystérieuses et palpitantes, et de couleurs qui témoignent d’une recherche esthétique subtile, l’artiste cherche « à étonner le regard et à transmettre de la force ».

Léo GALAMEZ est autodidacte, mais a toujours peint en parallèle à ses activités professionnelles. Il vit et travaille à Lille.

Ses oeuvres lumineuses, déjà présentées par la Galerie Maznel, sont exposées depuis 2009, à Annecy, à Lille, et à Lorient.