JOUAN Sophie

Figer l’éphémère comme un arrêt sur image, telle est l’ambition de Sophie JOUAN au travers de ses sculptures. Et ce n’est pas un hasard si un salon lui a attribué le Prix du mouvement : avec l’équilibre, c’est en effet l’élément majeur de ses compositions.

Proche de la démarche dite doctement du “déstructuralisme figuratif”, elle fabrique des êtres insolites : les frontières avec l’imaginaire se distordent et soulignent le proche et l’étrange de ces situations de la vie de tous les jours.
Ce ne sont pas des scènes anecdotiques : pas de vêtement, pas de chevelure, pas de couleur, presque pas d’accessoire. L’œuvre s’attache à l’essentiel, c’est-à-dire la fragilité de la vie, la furtivité d’un instant. Elle révèle l’œil d’un conteur, qui décrit la course folle d’une vie sur le fil, tout à la fois dérisoire et acharnée à vivre le moment présent.
Au fond l’artiste se joue de l’aspect précaire des postures de ses personnages. Elle livre non sans humour une certaine philosophie, susceptible de modifier notre vision trop cartésienne pour capter la poésie de l’existence.

Peu importe donc le matériau, sa modestie originale évite de supplanter l’idée : le métal s’allie à la pâte à papier, à la terre ou au plâtre.
“Je crée le corps de l’intérieur, j’assemble, je soude, je sculpte, je casse, je colmate, je cherche encore, je perds pied, puis retrouve la trace, un court instant d’une émotion transparente mais existante.
Associant l’acier soudé et la pâte à papier, j’accumule la matière par couches successives.
La patine vient se poser comme une peau …teintes de rouille ou vert de gris, ce sont les couleurs du temps qui passe…”

Sophie JOUAN est née en 1975. Diplômée des Beaux-Arts, elle vit et travaille dans les Yvelines, et se consacre à la sculpture depuis l’âge de 16 ans.
Partie de la sculpture sur pierre, elle a finalement choisi le métal, pour sa légèreté. GIACOMETTI et Germaine RICHIER, artiste moins connue et élève de BOURDELLE, ont représenté des références au début de son apprentissage.

Prix APAM Salon du Chesnay 2008, prix Artistes dans la ville Versailles 2009, prix du Théâtre Le Vésinet 2009, prix de sculpture Fontenay le Fleuri 2011.

COURLIVANT

En littérature, le thème évoque « Les cavaliers » de Kessel.
En céramique de la Chine ancienne, ce sont les statuettes équestres vieilles de 2000 ans des dynasties Han et Tang.
Car les sculptures de Sandra Courlivant font vivre un univers mongol que nous identifions aussitôt, porteur d’images fortes, de bruits, de couleurs, de chevauchées enthousiastes et téméraires, de coursiers fougueux.

Depuis son plus jeune âge, l’artiste est bien sûr « passionnée par les chevaux, leur élégance malgré leur masse et leur puissance, la simplicité et la poésie de la relation qui peut s’instaurer au quotidien avec eux ».
Un séjour en Mongolie a ouvert cette passion sur un monde nomade à la culture originale, rude, sans doute menacée. Elle s’est attachée aux enfants lancés dans la course mythique du Naadam, aux cavaliers ne faisant qu’un avec leur monture, aux danseurs, aux musiciens, aux bergers.

Une proximité de cœur que signe le nom de son atelier : Urga. L’urga est une longue perche que les cavaliers mongols utilisent pour rassembler leurs troupeaux. C’est aussi l’ancien nom de la capitale de la Mongolie.
L’atelier Urga est un petit bout de Mongolie planté dans un village du Maine et Loire. « Mon inspiration prend corps dans le mouvement ou l’expression d’une émotion. A partir de là je réalise plusieurs croquis qui me soutiendront dans la trame générale de la sculpture. Je ne cherche pas la certitude académique dans le modelage mais plutôt l’harmonie de chacun, l’énergie qui transpire de l’être et de l’animal. Mon intention est de ne pas figer ; l’argile transmet l’ampleur ou la retenue du geste ».
Si une scène peut se décliner en série dans un processus de maturation du geste ou des formes, chaque sculpture est unique, cuite à 1100° et patinée à froid au lavis acrylique ou à l’huile.

Sandra Courlivant est née en 1973. Après une formation d’Arts appliqués elle débute sa carrière en réalisant des décors et fresques murales pendant 10 ans. Puis elle revient à sa passion et se forme en autodidacte pour se consacrer à la sculpture équine en argile.

Témoins de liens toujours actifs avec le peuple mongol, ses œuvres sont présentées aujourd’hui dans plusieurs galeries en France et à l’étranger. Elles illustrent le proverbe local : « Un homme sans son cheval est comme un oiseau sans ailes. »

GILLOEN

Née en 1971, Anne-Sophie GILLOEN vit dans le nord de la France près de la frontière belge. Son atelier occupe une ancienne petite ferme perdue dans la campagne flamande piquée d’arbres ; un chat acrobate y circule avec une désinvolture étonnante entre des personnages en grès, ancrés au sol par leur  généreuse corpulence.

Le travail de la « terre » a toujours fait partie de sa vie : dès son enfance, entre elle et la terre s’est nouée une relation à la fois tendre et tendue. Elle aime l’argile, son contact, son odeur, sa souplesse mais aussi ses exigences.

Son parcours a progressivement évolué de l’action culturelle, avec un épisode  marionnettes, à la sculpture, laissant à l’autodidacte le temps de se former, encore maintenant, auprès d’innombrables potiers.  Elle expose régulièrement en galeries, participe à des marchés, salons et festivals de céramique, en France, en Belgique, aux Etats Unis, aux Pays-Bas.

“L’argile est très vite devenue pour moi un moyen de raconter. J’aime les histoires, les histoires contées, les histoires jouées, les histoires dessinées. Immédiatement elles suscitent en moi des images et des sensations elles-mêmes nourries par mon imagination. Ainsi l’expression figurative s’est-elle imposée au fil de mes créations.

La lenteur du modelage aux colombins, les formes rondes et douces qui s’en dégagent, les textures du grès, les couleurs pastel et mates de l’engobe sont autant d’atouts pour suggérer et donner à celui qui regarde les débuts de son histoire. C’est pour ça que j’aime les personnages modelés, pour leur capacité à raconter sans mots et parfois à nous submerger d’émotions. Ils rappellent qu’il faut parfois raconter et s’écouter pour mieux goûter la vie.”

Dans la vraie vie “les êtres un peu bizarres dans leurs postures, dans leurs corps se révèlent souvent d’une extraordinaire gentillesse. Et leurs anomalies physiques disent beaucoup de choses : leurs défauts, s’ils sont bien regardés, peuvent être magnifiés et devenir beaux”. Anne-Sophie GILLOEN observe les petites choses de la vie en léger décalé. C’est dans ce décalage que la poésie peut naître.

GALBIATI

Les sculptures de Davide GALBIATI sont volontairement conçues comme des fragments : ouvertes à l’arrière, elles donnent l’impression d’avoir été extraites d’un ensemble plus vaste, comme les vestiges d’une découverte archéologique.

« J’imagine une fouille mettant au jour les traces d’une grande civilisation aujourd’hui disparue. Ces objets seraient les fragments d’un monde dont nous ne possédons plus que quelques témoignages, sans jamais pouvoir en reconstituer pleinement l’histoire.

À travers ces sculptures, j’évoque ainsi une civilisation ancienne qui aurait développé une relation profonde entre art, connaissance et dimension spirituelle. Les formes découvertes semblent porter les traces d’une sagesse ancestrale, mais sa signification nous demeure en partie inaccessible.

Le fragment devient alors à la fois vestige, énigme et mémoire. Il suggère un tout qui n’est plus là et invite celui qui regarde à imaginer ce qui pourrait exister au-delà de ce qui nous est donné à voir. »

Fort de ses études de sculpture, d’anatomie artistique et des références des grands maîtres italiens, Davide GALBIATI souligne que la simplicité est la plus grande des sophistications, et qu’avec quelques traits et une grande sensibilité elle révèle l’âme d’un personnage et peut transmettre l’énergie sacrée présente en chaque être.

Davide GALBIATI est italien. Il habite dans le sud de la France, dans le Vaucluse.
Ses œuvres, en bois, béton, bronze ou résine, sont présentes dans des collections privées en Europe et aux Etats-Unis. Il expose en France et en Angleterre. 
L’artiste, que la Galerie MAZNEL accueille pour la 3ème fois, vient de réaliser la sculpture de Saint Valery installée à la Chapelle des marins qui domine la Baie de Somme. Président de la section sculpture de la Société Nationale de Beaux Arts de Paris, lauréat du Prix Puvis de Chavannes et médaille d’or sculpture du Salon des Beaux Arts 2016.

CHAUVET Corinne

Corinne CHAUVET, dont c’est la troisième exposition à la galerie, est maintenant bien connue pour ses bonzes rieurs.

L’originalité de cette artiste est de proposer des sculptures optimistes où la douceur, le sourire, le rire ou le fou-rire tient la première place. C’est sa nature de cultiver le côté positif de la vie, et c’est son ambition de transmettre par ses œuvres leur bonheur communicatif. Les créations privilégient l’émotion, la sérénité, l’humour et la joie, dans des attitudes captées comme des instantanés photographiques.

L’artiste est fascinée par l’Extrême-Orient et voyage chaque année pour collecter les sourires. Dès son premier voyage en Birmanie, elle a été marquée par cette attitude de la population. L’humilité lumineuse des moines bouddhistes l’a poussée à développer le moine comme symbole de notre recherche de joie et de sérénité.

Les sculptures sont faites de terre noire cuite à plus de 1100°, elles sont patinées de couleurs vives avec les oxydes de Roussillon. Elle réalise également des bronzes.

Corinne CHAUVET a un master en histoire de l’art contemporaine. Elle a fait des études d’arts plastiques en France et en Angleterre. Elle travaille dans la région d’Albi, où elle a commencé à créer des petites œuvres en terre dès son enfance.

Corinne CHAUVET a reçu de nombreux prix (Métiers d’Art Midi-Pyrénées 2013, prix de la jeune création Occitanie 2014, grand prix GemlucArt Monaco 2016, prix du public Salon de sculpture de Chantepie 2022, médaille de bronze Salon des artistes français 2025). Cinq lieux publics et privés accueillent déjà ses sculptures monumentales.

DENIMAL

« J’ai toujours quelques difficultés à me situer moi-même dans un courant artistique. Mon humeur parfois facétieuse m’inclinerait à me définir comme sculpteur néo-académique à tendance singulière.  
J’aime relier ce que l’humain a de plus intime à une représentation parfois décalée si la nécessité s’en fait sentir, imprégnée en cela de mythes dont je ne suis pas toujours consciente. Partie d’une figuration relativement symbolique, prenant ses racines dans un imaginaire nourri de l’art de civilisations éloignées de la mienne, je me suis acheminée vers une représentation d’êtres charnels qu’on croirait connaître, si ce n’est que bien souvent la chimère les rejoint et donne un sentiment d’étrangeté.         
La maturité aidant, peut-être, je m’autorise à ne plus concevoir au préalable, à ne plus dessiner, à imaginer le moins possible. Je façonne mes créatures en me laissant guider par l’expression du visage, voire d’une bouche, qui émerge sous la pression de mes doigts.»

 Patricia DENIMAL a affiché très vite des goûts artistiques. A 5 ans elle apprend le piano, et elle sort du conservatoire à 20 ans avec un prix de musique de chambre. A 12 ans elle fonde sa 1ère troupe de théâtre. Pendant ce temps elle dessine partout, façonne des figurines avec la terre du jardin, qui se délitent dans le four de la cuisinière, et sculpte des morceaux de bougie sous son pupitre en classe.

Plus tard son choix d’étudier des langues qui n’existent plus l’entraîne jusqu’à une licence de lettres classiques. Mais elle connaît ses premières vraies expériences de céramique à 21 ans. Dès lors plus question de faire autre chose dans la vie que d’avoir les mains dans la glaise.
Elle deviendra une potière accomplie, mais reviendra finalement à la sculpture. Aujourd’hui ses œuvres sont présentes en Allemagne, Belgique, Corée du Sud, Danemark, Etats-Unis, France, Grèce, Pays-Bas, et Suisse.

Il s’agit d’un travail en creux « à la potière », c’est-à-dire en poussant la terre de l’intérieur, ce qui permet de mieux maîtriser les physionomies. L’expression qui en surgit inspirera le reste de l’œuvre.        
Une fois la sculpture séchée, elle est peinte avec des engobes, généralement de porcelaine, colorées d’oxydes métalliques, avant les cuissons.
L’artiste réalise également des bronzes.

Son atelier se situe dans le Gard, au milieu des chênes verts et des pins, d’où la vue s’étend jusqu’au Mont Ventoux.

SWANNE


« On ne renie pas son enfance, on l’enfouit au fond de son cœur »

SWANNE privilégie l’enfance car elle constitue la période de construction de l’individu. Les créations aux jambes longues et aux expressions croquées avec une ironie tendre soulignent la vigilance que requiert cet âge de la vie : non seulement en termes de devenir individuel mais aussi comme ferment d’un terroir et d’une société que l’artiste assimile à une immense cour d’école où les codes ont changé.

Son expression artistique s’est élargie plus récemment aux femmes, qu’elle célèbre au travers de grandes sculptures sereines, et où elle puise des repères pour sa pratique d’art-thérapeute.
La facture originale reste inchangée, où les décors riches viennent sublimer la couleur naturelle de la “terre-mère”. Sculptures faites en argile d’Anjou ou en bronze, robes travaillées avec des papiers et des résines époxy auxquelles elles doivent leurs couleurs éclatantes.

Après des études d’art, l’artiste a exploré le trompe-l’œil et la peinture décorative, puis le modelage et la réalisation des moules d’art.
Son atelier angevin célèbre ses 20 ans, et ses œuvres sont présentées en France et en Suisse. Elles ont reçu le 1er prix de la ville de Bressuire en 2024 et le prix d’honneur du Salon des Arts de La Baule en 2013.

SWANNE est une habituée de la Galerie MAZNEL, qui expose ses sculptures pour la 6ème fois.

STENUIT

« Petits motsnuments aux mots anonymes » : c’est ainsi que Nicole STENUIT nomme ses sculptures à lire en papier journal et en écorce. Par rapport au bois, au marbre ou au bronze, le matériau est modeste ; il est même en péril face à l’invasion du numérique. Mais il permet de marier l’amour de l’écrit et la transmission des messages collés sur les personnages, au travers d’œuvres d’une beauté subtile.

Vous comprendrez combien l’artiste est amoureuse des mots si vous montez dans son atelier, à Liège, dans une maison pleine de désordre et de charme : le lieu est totalement envahi de piles d’extraits de journaux. Où, miracle, elle réussit, malgré les apparences, à trouver finalement le passage qu’elle recherche et la texture dont elle a besoin, entre la finesse du papier du « Monde » ou l’épaisseur de celui du « Soir ».

Autour d’une armature de fil de fer ou de bois, la création passe par un travail de modelage d’une matière faite de languettes de papier journal et de cette colle à tapisser associée à la colle d’os, qui rend l’œuvre si résistante. Après une période de séchage s’ensuit un premier ponçage, suivi d’un nouvel apport de languettes. Cette opération doit se renouveler à maintes reprises avant d’arriver au stade final selon l’inspiration de l’artiste. Ainsi, certaines sculptures reposent durant plusieurs mois voire années avant de sortir de son atelier.

Chacune des sculptures est intimement liée aux mots qu’elle porte, qui lui donnent sens et titre.

“Ces créatures se veulent gardiennes de mémoire : elles portent, à même leur chair, les mots qui blessent, les mots qui bercent, les mots qui tuent, les mots qui sauvent. Désignées femmes, elles interrogent les images multiples que leur renvoie le miroir des médias. Êtres de papier, elles se souviennent de leur passé d’arbres et arborent parfois leurs écorces d’innocence”.

Littérature oblige, Nicole STENUIT a toujours collectionné journaux et magazines et est diplômée de philologie romane.

Après une brève escale dans l’enseignement, son cheminement passe par le théâtre pour dire la vie des campagnes, puis la vidéo dans les cités ouvrières. Elle y découvre le papier mâché en y créant pour les enfants des marionnettes. Ainsi naît sa vocation pour la sculpture et commence son apprentissage autodidacte.

L’artiste expose chaque année en Belgique depuis 1996. C’est la troisième fois que la galerie présente ses sculptures.

REATO

Avec les créations abstraites présentées par Vero REATO, l’art s’allie à l’innovation technique, grâce au « béton fibré à ultra hautes performances ».
Ce matériau d’avant-garde a été mis en œuvre en 2013 pour réaliser le treillis complexe qui couvre les façades du MuCEM, le musée des cultures de la Méditerranée, à l’entrée du Vieux Port de Marseille. Les fibres qu’il contient lui confèrent des qualités exceptionnelles de résistance, d’étanchéité, de légèreté, et de possibilités d’inclusion. Une opportunité qu’a su saisir l’artiste, pour la réalisation d’œuvres fines et légères, résistantes à l’extérieur comme à l’intérieur.

Détournant ce béton novateur de ses applications d’origine, Vero REATO a ouvert un nouveau mode d’expression libérée, jouant des creux, des bosses, des pleins et des vides. Ses sculptures douces et insolites sont colorées avec des pigments métalliques ou des feuilles d’or, rehaussées d’inclusions de bambou, de rondelles de hêtre, de billes de béton, de verre pilé.
Ecorces d’arbres centenaires des jungles amazoniennes, coraux scintillant sous l’océan, cratères de la lune, cellules au microscope, structures métalliques rouillées sans âge : en jouant sur une seule matière, l’artiste est devenue maître en illusions. que véhiculent des noms tels Archipelagos, Bizitza ou Printemps de lune.

VERO REATO est née en 1966. Elle habite près de Metz, et son atelier ouvre sur la Seille, une petite rivière proche du Centre Pompidou.

Des études en design aux Beaux-Arts de Nancy, en infographie à Valenciennes puis en image numérique à Angoulême l’ont dirigée vers les images de synthèse. Mais leur technologie est encore trop lourde à l’époque et elle se tourne vers l’illustration, moins contraignante, puis vers les peintures murales et la restauration de fresques. Un parcours qu’elle enrichira de recherches sur les matières minérales, chaux, tadelakt, stucco ou enduit mortier, faisant preuve d’une curiosité inventive alternant nouvelles technologies et savoir-faire.

Les œuvres de  VERO REATO ont été exposées en France, en Allemagne, en Belgique, au Luxembourg et en Suisse. Elles ont figuré en 2017 au Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire. 

RANCILLAC Marie

Issue d’une famille parisienne d’artistes de belle notoriété, Marie RANCILLAC s’est forgé une expression originale, au-delà de sa formation au dessin et au stylisme. Comme d’autres se consacrent aux courbes du corps humain, elle glorifie et met en scène les rondeurs, les galbes et les couleurs des fruits et des légumes. A la courge, à la poire ou au navet, elle réussit à donner à la fois émotion et humour. Ses végétaux affichent les attitudes qui font d’eux les héros de sculptures singulières.

La technique est celle du modelage. La terre est le grès chamotté, c’est-à-dire dans lequel on a incorporé de la chamotte, argile cuite, broyée et tamisée ; cette matière donne une terre plus résistante et mieux structurée pour le modelage.

Les couleurs sont toujours à base de pigments naturels. Elles demandent un savoir-faire particulier pour éviter les empreintes du feu et atteindre des veloutés subtils quasi-alléchants.

Les œuvres de Marie RANCILLAC ont été exposées depuis 1996 dans des galeries et des manifestations artistiques à Paris, en Bretagne, en Belgique et aux Pays Bas. Elles ont également fait l’objet de plusieurs commandes publiques et d’une exposition personnelle au Centre emblématique de la Céramique contemporaine de La Borne en 2017. C’est sa troisième exposition à la Galerie MAZNEL.

“Je voulais être une « grosse légume » de l’art, mais comme j’aime les natures mortes et les accumulations, j’ai choisi, au lieu de représenter des femmes nues, de prendre modèle dans mon catalogue Vilmorin”.